dimanche 10 juin 2012

Sous le soleil...

   Si si, ça arrive ! Il paraît qu'il pleut trois jours par an à Santiago d'habitude, donc là j'imagine qu'ils sont au sec pour les quatre années à venir, mais on a quand même eu un superbe soleil pendant tout le week-end dernier. J'en ai profité pour aller faire de l'exploration en vélo autour de Santiago, dans les recoins peu fréquentés du Parque Metropolitano.
   Résultat, beaucoup de portage de vélo, des chemins totalement défoncés, un lièvre qui m'est parti "dans la culotte", si bien que je n'ai pas eu le temps de dégainer l'appareil photo (je vous prendrai une photo des lapins de l'ESO pour compenser), un gros rapace dont j'ignore le nom (je vais vous trouver ça), quelques vues sympa sur les Andes, et surtout, une opportunité de sortir du smog qui couvre la ville !

   Les photos qui vont avec :
Derrière les arbres : la municipalité de Vitacura, puis l'ESO, puis ALMA
Les Chiliens aiment entretenir leurs chemins.

Il s'agit d'une buse aguia, ou buse bleue du Chili (Geranoaetus melanoleucus) ; vous pouvez admirer ma photo sur Wikipédia !

Du smog ? Où ça ?

   Dimanche, nous avons voulu aller visiter le Musée d'art précolombien avec les colocs, tout ça pour découvrir qu'il est en travaux jusqu'à l'an prochain. Nous avons tout de même pu visiter la cathédrale du Santiago (enfin, plutôt entrevu que visité, parce qu'il y avait une messe qui manifestement gonflait mes camarades), ainsi que le Mercado Central, poissonnerie géante et historique où l'on peut acheter un demi-espadon (c'est pas d'la sardine !) ou des moules de 25 cm, nous avons fait des courses à la Vega Central (les halles de Santiago) et déjeuné à Bellavista sous un soleil tellement agréable que nous avons craqué pour des glaces en juin. En juin au Sud !

dimanche 27 mai 2012

Au Sud rien de nouveau...

   Que puis-je bien vous raconter, à part rien et pas grand'chose ? Le travail est routinier (faire un fit, attendre des plombes le résultat, voir que ça ne marche pas, refaire un fit... le tout avec 20 sources, et 6 longueurs d'onde par source, à finir pour vendredi prochain parce les résultats doivent être présenté à un congrès au Canada), la météo franchement monotone (gris, gris pluvieux, pluvieux gris, gris avec éclaircies, gris...), il fait froid, parce que l'isolation et le chauffage, les Chiliens ne connaissent pas, les activités "culturelles" se dissolvent dans les ombres moroses des festivals annulés...
   Aujourd'hui, j'ai passé une des journées les plus ennuyeuses de ma vie. Un temps à ne pas mettre le nez dehors, un violoncelle temporairement inutilisable, une pluie et un vent qui empêchent tout enregistrement (isolation encore... pfff), rien d'intéressant à faire sur l'ordinateur non plus... À se demander si je ne vais pas finir ma journée en jouant à Pacman... Le bon point dans tout ça, c'est que la pluie détruit le smog qui enveloppe la ville au quotidien, et qu'il neige probablement fort sur les Andes, donc la saison de ski va pouvoir bientôt commencer.
   Ah, et on a une nouvelle locataire dans la maison, une Écossaise fort sympathique, qui va m'obliger à briquer mon anglais. Jusqu'à maintenant, entre continentaux, je pouvais me reposer sur mes acquis... Cela dit, Écossaise du Sud, donc plutôt compréhensible comme accent. Pas pour tout le monde apparemment : notre propriétaire, qui ne parle que deux mots et demi d'anglais, était persuadée que la pauvre petite avait un gros rhume ! 

lundi 21 mai 2012

Découverte de Valparaiso

   Depuis le temps qu'on m'en parlait, j'ai enfin eu l'occasion d'aller visiter Valparaiso ! Avec un petit groupe de jeunes ESOistes, nous nous sommes retrouvés ce dimanche matin pour aller passer la journée dans la ville à voir au Chili.

   Après un départ en retard et deux heures de trajet (qui je crois étaient plutôt sympa vu les paysages traversés, mais j'ai dormi), nous voici donc parés pour explorer les quartiers pittoresques. Nous commençons par nous rendre à la Casa Sebastiana, demeure du poète chilien Pablo Neruda. Jardin magnifique, intérieurs incroyables et amusants, et photographies interdites. On profite également de la vue depuis les baies vitrées de la maison, sur une des hauteurs de la ville, et offrant donc une vue imprenable.
    Nous continuons par une promenade à travers la ville qui doit nous mener au port puis à l'un des derniers funiculaires en fonctionnement : seuls trois tournent encore, sur 15 existants. En route nous déjeunons dans une guinguette colombienne, où la fumée des grillades nous pourrit autant la gorge que les vêtements. La ville est l'exact opposé de Vitacura : au lieu de l'environnement (très) aisé et aseptisé que je côtoie au quotidien, s'étend autour de nous une ville incroyable diverse, nettement plus pauvre, et beaucoup plus spontanée. La "ville peinte" présente une diversité architecturale passionnante (buildings modernes, palais classiques, maisons traditionnelles), le tout égayé par les couleurs vives des murs et les innombrables tags, qui relèvent nettement plus de la fresque de maîtres peintres que du vandalisme ! Le mobilier urbain aux formes variées est lui ça et là incrusté de mosaïques bariolées, qui ne sont pas sans me rappeler les œuvres de Gaudi comme le Parque Guell.
Ulm ! Ulm ! Ulm ! Ulm !
Je vous palacio et je rentre à ma maison !
   Une fois arrivés au funiculaire, nous découvrons une structure en ferraille et bois branlante, qui fait un peu peur question H&S. Rien de surprenant que les autres soient arrêtés s'ils sont en moins bon état ! Cet engin digne d'une fête foraine de film d'auteur nous emporte au sommet d'une colline juste à temps pour profiter des couleurs du soir sur la ville. 

   La lumière déclinant, la visite commence à perdre un peu son sens, et se pose aussi éventuellement la question de la sécurité. Nous retournons donc au bus pour reprendre la route de Santiago, en abandonnant la visite de quelques autres quartiers. Finalement, la journée aura été trop courte !
   Une fois rentrés, nous terminons le week-end par un resto à Santiago. Ou plutôt, nous terminons le dimanche, parce que le week-end n'est pas fini : vivent les fêtes nationales !

Updates

Je ne vais pas bousiller la continuité chronologique de ce blog, donc je me contente de signaler par ces deux liens des mises à jour d'articles :
Zapallar
Paranal 

vendredi 11 mai 2012

Farellones - check !

   J'attendais depuis un certain temps déjà une occasion pour monter en vélo à Farellones, la station de ski la plus proche de Santiago. Par occasion, comprendre une journée où il fasse beau dès le matin, et non à partir de 15 heures, parce que l'expédition s'annonçait longue. Hier, j'ai constaté en me levant que le ciel avait la bonne idée d'être bleu, et non gris. J'ai donc décidé de prendre mon vélo et de me diriger vers les Andes au lieu du labo.
   C'était sans compter sur les caprices de la météo de montagne : à peine plus d'une heure après mon départ, le ciel était complètement bouché, et le soleil ne me chauffait donc plus du tout la couenne. Avec l'altitude, il commençait même à faire un peu frisquet. Je commençais à m'inquiéter du manque de vêtements chauds (j'avais tablé sur un T-shirt pour la montée et un pull pour la descente). Après environ deux heures, j'ai dépassé le point le plus haut que j'avais atteint lors des sorties précédentes. La montée est alors devenue raide, et mon manque de condition physique évident. Ce sont ajoutés à cela mon manque de prévoyance en matière d'eau et de nourriture, et le vent qui descendait des Andes et commençait sérieusement à me frigorifier. 
   Finalement, l'épuisement me poussant à des pauses de plus en plus fréquentes, j'ai mis plus de trois heures à monter les 16 derniers kilomètres. J'ai pu trouver de l'eau à Farellones, et j'ai attaqué la descente, en commençant à m'inquiéter de la pluie (qui heureusement ne vint pas).
    J'ai terminé la journée épuisé, affamé, assoiffé et frigorifié, après presque sept heures de sortie, 81 km et plus de 2200 m de dénivelé en 40 épingles (pire que la montée de l'Alpe d'Huez). Mais ce blog est la preuve qu'au moins je ne suis pas tombé malade !
   Et, pour continuer mes rapports zoologiques, j'ai pu croiser dans la montée un renard gris d'Argentine (Lycalopex griseus) pas farouche pour deux sous, qui charognait au bord de la route, quelques pics du Chili (Colaptes pitius) qui faisaient des trous dans des poteaux de bois, ainsi qu'un tinamou de Darwin (Nothura darwinii), sorte de pintade des Andes qui n'avait pas l'air d'aimer voler.

lundi 7 mai 2012

Patagonie - rapport zoologique

J'allais oublier.

   Voici donc un petit atlas des charmantes bébêtes que j'ai pu croiser en ces contrées éloignées. Bon nombre d'entre elles sont endémiques à la Patagonie.
Canard huppé - Lophonetta specularioides
Jeune goéland ("grisard")
Ouette marine (deux mâles et une femelle) -  Chloephaga hybrida
Canard de Chiloé - Anas sibilatrix
Cygne à cou noir et ses petits - Cygnus melanocorypha
Buse de Patagonie ? - Buteo ventralis
Ouette de Magellan (femelle brune, mâle blanc) -  Chloephaga picta
Colonie de cormorans impériaux - Leucocardo atriceps
Otarie à crinière ou lion marin sud-américain (femelles et petits) - Otaria flavescens
Condor des Andes - Vultur gryphus
Plus, absent sur les photos, le dauphin de Peale - Lagenorhynchus australis

News from Santiago

   Le temps a été pendant quelques jours presque aussi pluvieux à Santiago qu'en Patagonie ! Du coup, à notre altitude, ça mouille, mais dans les Andes, c'est les premières neiges ! Les sommets majestueux se dévoilent entre les arbres, et je passe mon temps à pédaler le nez en l'air. Si bien que j'ai failli provoquer un accident sur la piste cyclable, en ne voyant pas arriver une cycliste en face - le choc n'a heureusement pas été trop violent.


Mon vélo au sommet du Cerro San Cristobal, les Andes et Santiago à 360°

   Sinon, je lance une nouvelle mode de lunettes encore plus pourries que celles d'Harry Potter, qui me suit ?
Comment ça j'ai l'air débile ?