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jeudi 9 août 2012

Santiago - bouquet final

    Avec plus de deux semaines de retard, je m'attelle à relater la dernière "grande" sortie que j'ai pu faire à Santiago. Dernière, car le week-end suivant fut studieux, et que j'ai ensuite quitté Santiago quasi-définitivement ‒ je n'y reviendrai que 24h le temps de faire mes bagages avant de rentrer en France.

    Ainsi donc, dimanche 22 juillet, j'ai convaincu Baptiste et un de mes colocs nord-irlandais, Colin, de faire l'ascension du Cerro Manquehue, point culminant (1638 m) du Bosque Santiago où j'ai déjà un certain nombre de balades seul. Nous nous sommes retrouvés à l'entrée du parc à 10h du matin. L'ascension étant assez raide, nous avons tous vite fini en T-shirt ‒ oui, en plein hiver, c'est logique. Mme la buse n'étant pas sur son perchoir, nous avons fait toute la première partie de la montée (jusqu'au Cerro Carbón que j'avais atteint précédemment) en ne rencontrant que quelques lézards et un lapin. Ainsi que quelques randonneurs, mais ces derniers ne font pas partie de la faune naturelle de la région.
© Colin
Cherchez le Nord-Irlandais ! © Colin
© Colin
    Nous avons ensuite suivi la crête qui rejoint le Cerro Manquehue, salués par les planeurs qui survolent régulièrement le massif, et nous avons finalement pique-niqué sous l'un des nombreux litre ‒ arbre sacré des Mapuches ‒ qui couvrent la crête. Baguette et saucisson, avec une semaine de retard sur le 14 juillet.
   L'ascension du Maquehue lui-même présentait quelques passages légèrement aériens, mais sans être difficile pour autant. Certains endroits auraient pu être d'une beauté sauvage incomparable, si malheureusement ils n'avaient inspiré aux jeunes Santiaguinos d'y faire des soirées "en pleine nature", transformant lesdits lieux en cimetières de bouteilles...
    Nous avons finalement atteint l'autre côté de la montagne, pour monter tranquillement sur le flanc nord couvert de cactus. La buse aguia, qu'on avait repérée une première fois depuis la crête Carbón-Manquehue, est passée nous faire un salut rapide. Trop rapide pour que Colin ou moi ayons le temps de dégainer l'appareil photo.
© Colin
Câlin Cactus ! 
   Une fois au sommet, nous nous sommes rendus compte que cette montagne est en fait plus fréquentée qu'il n'y paraissait, mais que beaucoup de gens prennent d'autres itinéraires. Sommet synonyme de repos, bières fraîches (ou pas), panoramas et photos débiles.
Santiago et les Andes vus du Cerro Manquehue
© Colin
No comment. © Colin
   La descente s'est finalement faite par un autre itinéraire, histoire de diversifier un peu la balade. Le chemin suivit nous à fait atterrir à La Dehesa, le quartier plus riche que riche de Santiago. Résidence fermée après résidence fermée, piscines privées partout, et des rues complètement vide, à l'exception des continuelles patrouilles des sociétés de sécurité privées.
Descente du Manquehue
Bon, en fait les rues ne sont pas complètement vides...
    Une fois rentrés de La Dehesa en bus (ben oui, il y avait environ 10 bornes pour rentrer...), Baptiste est passé chez nous préparer un petit pisco sour des familles qu'on a siroté avec toute la colloc. Soirée sympa après une journée sympa !

mardi 10 juillet 2012

Pantoufles et chantilly

    Encore une fois, j'ai profité d'un week-end ensoleillé pour aller (encore une fois) me balader dans le Bosque Santiago. Un peu plus à vélo cette fois-ci, puisque mon dérailleur réparé me permettait enfin d'utiliser mon plus grand pignon, et par là même de grimper aux arbres. Enfin, n'exagérons rien, quand le sentier est devenu impraticable, j'ai à nouveau attaché mon vélo et mon casque à un arbre et j'ai continué à pied. Cette fois, pas de buse aguia en vue, mais je suis monté encore plus haut que la dernière fois, et ne désespère pas d'atteindre le sommet du Manquehue, qui domine ce petit massif au nord de Santiago.
Panorama de Vitacura et Las Condes depuis de sommet de El Carbón.
À gauche, le Manquehue au bout de la crête, au fond, les Andes.
Vue de mon point de vue d'il y a deux  semaines
Le même, zoomé, pour ceux qui ne savent pas chercher Charlie.
    Après cette assez longue rando qui m'a filé des courbatures et des ampoules (et pourtant je n'étais pas en pantoufles), j'ai décidé que je n'étais pas assez fatigué, et surtout, que sortir du smog c'est bien. Et si en plus c'est en loupant le boulot, c'est encore mieux.

    Le lendemain lundi, je suis donc parti tester les stations de skis chiliennes. Et oui, vous autres hémi-nordiques vous vantez de vos canicules et plages en bikinis, et moi j'ai fait une journée de ski. Bien que je me sois levé tôt, j'ai commencé la journée en appréciant la notion de temps toute relative des Chiliens. Ou quand "départs de bus en continu jusqu'à 9h30" se traduit par "si vous arrivez à 8h45, vous poireauterez jusqu'à 9h40 que le bus démarre", et "prévoyez une heure de trajet pourra atteindre la station" devient "ah ben la route est pourrie et en plus tout le monde monte au ski, donc on va se traîner pendant 1h50". Résultat, j'ai descendu ma première piste à midi. Merci de m'avoir fait payer un forfait journée, le forfait 12h30 m'allait aussi bien.
    Et c'est là que je vais parler pantoufles et chantilly. Pantoufles, parce pour râler encore un coup, arriver tard ça veut dire que tout le matériel a déjà été loué. Du coup, quand on dit au loueur qu'on chausse du 42,5 et qu'il répond qu'il ne lui reste que du 41 ou du 43,5 on se retrouve face au choix cornélien de se faire une séance de torture dans des souliers chinois ou de passer la journée en pantoufles. Aussi surprenant que cela puisse paraître, j'ai choisi les pantoufles. Chantilly, parce qu'il faut bien arrêter de râler à un moment donné. La station m'a agréablement surpris : super neige (assez fraîche et bien préparée), grand domaine skiable comparable avec des stations françaises de taille moyenne, remontée mécaniques pas trop vétustes, pistes variées et niveau moyen de ski tout à fait correct (avec certes de riches Brésiliens pour servir de piquets mobiles, mais les petits Chiliens en compèt' se défendent bien !). Bon, ok, n'avoir que des "pioches" comme téléskis, quand on n'a pas avec qui monter, ça finit par vous flanquer une scoliose.
    Je n'ai pas exploré la totalité de la station, d'abord parce que je n'avais pas tant de temps que ça, ensuite parce que le mot "plan" ils ne connaissent pas et que je préférais éviter de me retrouver coincé à 4km de mon bus, et enfin parce comme cité précédemment, les horaires (notamment de fermeture) chiliens sont assez aléatoires. La preuve, à partir de 16h, les perchistes avaient déserté les pistes, et les remontées continuaient de tourner pour nous-autres touristes, livrées à elles-mêmes, en croisant les doigts pour que rien ni personne ne s'abîme. Je précise à toutes fins utiles que les horaires de fermetures des remontées s'échelonnaient entre 16h30 et 17h.
    Je pourrais encore râler contre la météo montagne, mais enfin ce n'est pas la faute des Chiliens pour le coup. Enfin, si, parce qu'ils m'ont fait rater la matinée ensoleillée. Alors sous les nuages, quand on ne voit plus les reliefs, une seule solution : s'installer des accéléromètres dans les orteils et faire confiance aux spatules. Haha. Essayez de sentir vos spatules quand vous skiez en pantoufles. D'ailleurs, essayez de contrôlez vos skis un tant soit peu précisément et efficacement quand vous avez des charentaises dans les fixations.
    Bref, tout ceci brosse un tableau fort négatif, alors que pourtant, le verre orangé (j'ai dit verre orangé, pas vert orangé, bande de daltoniens) de mon masque de ski m'a donné une impression beaucoup plus ensoleillée que la réalité ! Les nuages avaient des (fausses) couleurs incroyables ! Et quoi qu'on en dise, quand il y a de la bonne neige et une station presque vide, le ski, c'est cool. Alors on arrête de râler contre le temps et le temps (lire la météo et les horaires), on se contente de ce qu'on a comme matos, et on épate les touristes brésiliens, parce que la godille freinage à toute berzingue, c'est la classe.

    Et au fait, le gros gros point positif de la station de ski : ça fait du bien aux poumons.
Vue de Santiago depuis les pistes
La même, zoomée.
Au bout de la flèche, le sommet de El Carbón émerge de ce nuage maronnasse dégueulasse qui masque la métropole à vos regards les plus perçants. Dire que je respire ça au quotidien, rien que d'y penser ça me fout une tuberculose.

PS : en rentrant j'ai un mail de mon maître de stage qui m'informe qu'il faut que j'ai plein de résultats prêts pour une réunion mercredi matin. Vu qu'au final j'ai payé le ski en semaine plein tarif comme je l'aurais payé ce week-end (la basse saison s'est finie vendredi, et non aujourd'hui comme je le croyais), je me demande si je ne vais pas finir par regretter une des deux journées ci-dessus... 

vendredi 6 juillet 2012

Help !

Au secours ! Envoyez-moi de la chaleur, mon souffle se condense dans ma chambre !


Au secours ! Envoyez-moi des sous, ou sauvez la zone euro, le cours de l'euro se casse la gueule !


Bosque Santiago, re.

    Comme d'habitude, j'ai une semaine de retard pour mettre à jour mon blog. Cela tient entre autres au fait que mes semaines sont chargées, et que la météo fait qu'un week-end sur deux est ensoleillé, le suivant étant gris et pluvieux donc parfait pour écrire sur l'ordinateur.

    Dimanche dernier, j'ai profité du soleil pour retourner comme la semaine passée au Bosque Santiago pour faire de la marche, je pensais ainsi plus profiter du lieu qu'en devant porter et/ou pousser mon vélo tout le temps. Le parc en question est probablement un des lieux les plus agréables de Santiago, si ce n'est que difficilement accessible. Mais ça va peut-être ensemble.
On fait pire comme cadre de balade, non ?
    Au final, j'ai aussi porté et poussé le vélo, mais surtout, la randonnée s'est transformé en reportage pour National Geographic sur le mode de vie des buses aguia. J'ai en effet non seulement revu en vol ladite buse (sans pour autant réussir à la photographier correctement), mais je suis un peu plus tard tombé par hasard sur son nid. J'ai en effet remarqué une forme sombre dans un arbre en contrebas du sentier. La forme étant parfaitement immobile, le myope que je suis a mis du temps à vérifier qu'il s'agissait bien de la buse. Dès lors, j'ai quitté le sentier pour descendre à flanc de colline et m'approcher au plus de ce magnifique rapace.
Début de l'approche
Première approche
Seconde approche, sous un autre angle
Troisième approche, jusqu'au pied de l'arbre

   Murphy oblige, je n'avais pas l'appareil photo prêt au moment où la bête a pris son essor. À défaut, j'ai essayé de repérer, sans succès, les occupants des profonds terriers qui percent la colline. Puis je suis monté jusqu'au point de panorama qui domine tout Santiago et offre une vue splendide sur les Andes.
Sortir de ce smog : le bonheur !
Oui, demain, je vais au ski !


dimanche 10 juin 2012

Sous le soleil...

   Si si, ça arrive ! Il paraît qu'il pleut trois jours par an à Santiago d'habitude, donc là j'imagine qu'ils sont au sec pour les quatre années à venir, mais on a quand même eu un superbe soleil pendant tout le week-end dernier. J'en ai profité pour aller faire de l'exploration en vélo autour de Santiago, dans les recoins peu fréquentés du Parque Metropolitano.
   Résultat, beaucoup de portage de vélo, des chemins totalement défoncés, un lièvre qui m'est parti "dans la culotte", si bien que je n'ai pas eu le temps de dégainer l'appareil photo (je vous prendrai une photo des lapins de l'ESO pour compenser), un gros rapace dont j'ignore le nom (je vais vous trouver ça), quelques vues sympa sur les Andes, et surtout, une opportunité de sortir du smog qui couvre la ville !

   Les photos qui vont avec :
Derrière les arbres : la municipalité de Vitacura, puis l'ESO, puis ALMA
Les Chiliens aiment entretenir leurs chemins.

Il s'agit d'une buse aguia, ou buse bleue du Chili (Geranoaetus melanoleucus) ; vous pouvez admirer ma photo sur Wikipédia !

Du smog ? Où ça ?

   Dimanche, nous avons voulu aller visiter le Musée d'art précolombien avec les colocs, tout ça pour découvrir qu'il est en travaux jusqu'à l'an prochain. Nous avons tout de même pu visiter la cathédrale du Santiago (enfin, plutôt entrevu que visité, parce qu'il y avait une messe qui manifestement gonflait mes camarades), ainsi que le Mercado Central, poissonnerie géante et historique où l'on peut acheter un demi-espadon (c'est pas d'la sardine !) ou des moules de 25 cm, nous avons fait des courses à la Vega Central (les halles de Santiago) et déjeuné à Bellavista sous un soleil tellement agréable que nous avons craqué pour des glaces en juin. En juin au Sud !

dimanche 27 mai 2012

Au Sud rien de nouveau...

   Que puis-je bien vous raconter, à part rien et pas grand'chose ? Le travail est routinier (faire un fit, attendre des plombes le résultat, voir que ça ne marche pas, refaire un fit... le tout avec 20 sources, et 6 longueurs d'onde par source, à finir pour vendredi prochain parce les résultats doivent être présenté à un congrès au Canada), la météo franchement monotone (gris, gris pluvieux, pluvieux gris, gris avec éclaircies, gris...), il fait froid, parce que l'isolation et le chauffage, les Chiliens ne connaissent pas, les activités "culturelles" se dissolvent dans les ombres moroses des festivals annulés...
   Aujourd'hui, j'ai passé une des journées les plus ennuyeuses de ma vie. Un temps à ne pas mettre le nez dehors, un violoncelle temporairement inutilisable, une pluie et un vent qui empêchent tout enregistrement (isolation encore... pfff), rien d'intéressant à faire sur l'ordinateur non plus... À se demander si je ne vais pas finir ma journée en jouant à Pacman... Le bon point dans tout ça, c'est que la pluie détruit le smog qui enveloppe la ville au quotidien, et qu'il neige probablement fort sur les Andes, donc la saison de ski va pouvoir bientôt commencer.
   Ah, et on a une nouvelle locataire dans la maison, une Écossaise fort sympathique, qui va m'obliger à briquer mon anglais. Jusqu'à maintenant, entre continentaux, je pouvais me reposer sur mes acquis... Cela dit, Écossaise du Sud, donc plutôt compréhensible comme accent. Pas pour tout le monde apparemment : notre propriétaire, qui ne parle que deux mots et demi d'anglais, était persuadée que la pauvre petite avait un gros rhume ! 

lundi 21 mai 2012

Découverte de Valparaiso

   Depuis le temps qu'on m'en parlait, j'ai enfin eu l'occasion d'aller visiter Valparaiso ! Avec un petit groupe de jeunes ESOistes, nous nous sommes retrouvés ce dimanche matin pour aller passer la journée dans la ville à voir au Chili.

   Après un départ en retard et deux heures de trajet (qui je crois étaient plutôt sympa vu les paysages traversés, mais j'ai dormi), nous voici donc parés pour explorer les quartiers pittoresques. Nous commençons par nous rendre à la Casa Sebastiana, demeure du poète chilien Pablo Neruda. Jardin magnifique, intérieurs incroyables et amusants, et photographies interdites. On profite également de la vue depuis les baies vitrées de la maison, sur une des hauteurs de la ville, et offrant donc une vue imprenable.
    Nous continuons par une promenade à travers la ville qui doit nous mener au port puis à l'un des derniers funiculaires en fonctionnement : seuls trois tournent encore, sur 15 existants. En route nous déjeunons dans une guinguette colombienne, où la fumée des grillades nous pourrit autant la gorge que les vêtements. La ville est l'exact opposé de Vitacura : au lieu de l'environnement (très) aisé et aseptisé que je côtoie au quotidien, s'étend autour de nous une ville incroyable diverse, nettement plus pauvre, et beaucoup plus spontanée. La "ville peinte" présente une diversité architecturale passionnante (buildings modernes, palais classiques, maisons traditionnelles), le tout égayé par les couleurs vives des murs et les innombrables tags, qui relèvent nettement plus de la fresque de maîtres peintres que du vandalisme ! Le mobilier urbain aux formes variées est lui ça et là incrusté de mosaïques bariolées, qui ne sont pas sans me rappeler les œuvres de Gaudi comme le Parque Guell.
Ulm ! Ulm ! Ulm ! Ulm !
Je vous palacio et je rentre à ma maison !
   Une fois arrivés au funiculaire, nous découvrons une structure en ferraille et bois branlante, qui fait un peu peur question H&S. Rien de surprenant que les autres soient arrêtés s'ils sont en moins bon état ! Cet engin digne d'une fête foraine de film d'auteur nous emporte au sommet d'une colline juste à temps pour profiter des couleurs du soir sur la ville. 

   La lumière déclinant, la visite commence à perdre un peu son sens, et se pose aussi éventuellement la question de la sécurité. Nous retournons donc au bus pour reprendre la route de Santiago, en abandonnant la visite de quelques autres quartiers. Finalement, la journée aura été trop courte !
   Une fois rentrés, nous terminons le week-end par un resto à Santiago. Ou plutôt, nous terminons le dimanche, parce que le week-end n'est pas fini : vivent les fêtes nationales !